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Siège pour engins

Un conducteur d’engin choisira son siège de cabine selon plusieurs critères :

  • le type d’engin sur lequel le siège va s’adapter
  • le type de travaux effectués (et donc le type de surface sur laquelle l’engin va circuler)
  • le confort, l’ergonomie
  • la résistance du siège d’engin

 

Les différents engins de travaux publics :

Mini-engins (machines de moins de 4 t : mini pelles, chariots élévateurs, …) et tractopelles sont des engins polyvalents, évoluent sur des surfaces planes ou faiblement accidentées, en circulation ou pour des travaux statiques.

Sur ces engins de TP pourront être montés des sièges de type « cuvette », ainsi que des sièges compacts à suspensions (ou semi-suspension) mécanique et plus rarement pneumatique. Pour ce type d’engins et de travaux, le confort, l’ergonomie et la résistance sont les critères de choix à mettre en avant. Pour les engins de TP sans cabine, il sera préférable de privilégier un revêtement PVC ou simili-cuir résistant aux intempéries. Pour les minipelles et chariots élévateurs, il faudra choisir un siège étroit en raison du faible espace disponible dans la cabine et la fréquence des opérations de descente / remontées sur l’engin qui nécessite de ne pas avoir une assise trop large ou enveloppante.

Sur chariots élévateurs un contacteur de présence est obligatoire selon les dispositions de la norme EN 13490 (évite un redémarrage intempestif de l’engin lorsque le chauffeur n’est pas au poste de conduite). Cette disposition n’est pas obligatoire sur les engins type minipelle.

Sur des engins de type routiers comme les finisseurs, les tractopelles ou les compacteurs, une grande variété de sièges de cabine peut également être montée : sièges « cuvette », sièges à suspension mécanique ou pneumatique, … Ces engins étant principalement utilisés sur des surfaces peu accidentées, pour du travail statique ou en circulation, le confort de l’assise et l’ergonomie seront les principaux éléments de choix pour le conducteur d’engins. Là encore un contacteur de présence peut être requis sur les sièges équipant cette typologie d’engins.

Sur des engins de travail en carrière ou terrassement (tombereaux, chargeurs, bulldozers, niveleuses, pelles, …), le confort, l’ergonomie et la résistance restent bien sûr fondamentaux, mais le point primordial sera le caractère antivibrations du siège d’engin. Les sièges à suspension pneumatique basse fréquence sont alors les sièges les mieux adaptés à ce type d’engins.

Le confort et l’ergonomie du siège pour engins :

Différents éléments peuvent améliorer le confort et l’ergonomie d’un siège d’engin de TP :

  • hauteur et inclinaison du dossier, réglage de l’assise : le siège de cabine doit être ajusté à la morphologie du conducteur d’engin, à son style de conduite, au type de travail effectué et à la configuration de la cabine. Pour une meilleure ergonomie, le conducteur doit atteindre les commandes rapidement et sans effort.
  • soutien lombaire : un soutien lombaire mécanique ou pneumatique réglable permet d’adapter la forme du siège à la morphologie du conducteur, soulageant ainsi son dos.
  • réglage du poids : un réglage optimal à mi-course assure un meilleur confort. Les réglages semi-automatique ou automatique permettent en plus un réglage plus précis, intuitif et automatique, sans réajustement périodique. En outre, cela permet une rotation plus rapide et optimale de chauffeurs.
  • amortisseurs : les amortisseurs longitudinaux évitent tous les à-coups liés aux manœuvres avant / arrière répétitives. Les amortisseurs latéraux sont recommandés pour les à –coups gauche / droite liés à la conduite sur routes sinueuses et les cabines en rotation.

D’autres éléments tels que les accoudoirs, appuie-tête, … pourront également améliorer le confort du conducteur d’engins.

La sécurité des sièges d’engins :

Un siège d’engin doit également disposer d’éléments de sécurité essentiels à tout travail dans un engin de chantier :

  • système de retenue : suivant les cas, des ceintures de sécurité 2 ou 3 points ou des harnais de sécurité 4 points sont proposés, en conformité avec la norme ISO 6683. Ce type de dispositif, sans être obligatoire sur engins de TP ne circulant pas sur la chaussée est toutefois de plus en plus imposé. Leur utilisation évite tous type d’accident liés aux collisions, dévers et nature de terrains particulièrement difficiles.
  • système antivibrations : ces systèmes sont avant tout des éléments de confort, mais le décret du 04/04/05 stipule que « des mesures (…) doivent être prises afin de réduire au minimum les risques liés à l’exposition aux vibrations mécaniques ». En effet, ces vibrations peuvent provoquer des risques de lombalgie et de microtraumatismes de la colonne vertébrale et présenter, à plus ou moins long terme, un risque pour la santé des conducteurs d’engins.

Voir tous les sièges pour engins sur cette page.

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