Projecteur halogène, projecteur led… tout l’éclairage pour vos chantiers

La vision est le sens le plus sollicité dans les activités professionnelles. Elle permet la reconnaissance des formes et des couleurs, et participe à l’évaluation du mouvement et des distances.

L’activité humaine s’exerce dans des lieux divers soumis à des variations climatiques et d’ensoleillement. Pour compenser ces évolutions naturelles et permettre la poursuite de l’activité professionnelle un éclairage artificiel est souvent nécessaire. Mais attention, pas n’importe quel éclairage !

Éclairage des chantiers : état des lieux

1 L’éclairage au travail : une nécessité

Un bon éclairage sur le lieu de travail est capital, il ne doit pas être négligé. Bien au contraire, il doit respecter des normes, une réglementation et être soumis à des contrôles.

L’éclairage facilite l’exécution d’une activité professionnelle. Il permet une bonne productivité et une baisse des erreurs, des accidents et de la fatigue visuelle. Outre cet aspect purement productiviste, l’éclairage assure aussi le bien-être du travailleur.

Toutes les professions ont recours à un éclairage artificiel mais certaines plus que d’autres. Pour les travailleurs de l’ombre : égoutiers, mineurs de fond, ateliers de développement photographique, travailleurs de nuit (vigile, transport, production en X8, permanencier), l’éclairage est constant. Pour d’autres, il est lié aux variations saisonnières ou climatiques (hiver, orage) ou aux contraintes architecturales et/ou organisationnelles (bureaux aveugles, bureaux trop vitrés…).

2 Quelques définitions

Le flux lumineux est la quantité d’énergie émise par une source sous forme de rayonnement visible dans toutes les directions par unité de temps.

  • Symbole : F
  • Unité : Lumen (lm)

L’intensité lumineuse est la grandeur qui définit l’importance du flux lumineux émis dans une direction donnée par une source ponctuelle.

  • Symbole : I
  • Unité : Candela (cd)

L’éclairement lumineux est la puissance lumineuse reçue par une surface. Il caractérise la quantité de lumière reçue par unité de surface.

  • Symbole : E
  • Unité : Lux (lx), 1lx = 1Lumen/m2

La luminance est la grandeur qui détermine l’aspect lumineux d’une surface éclairée ou d’une source, dans une direction donnée et dont dépend la sensation visuelle de luminosité.

  • Symbole : L
  • Unité : cd/m2 (candela/m2)

Le facteur de réflexion d’une surface est le rapport du flux lumineux réfléchi au flux incident. Ce facteur précise l’aptitude d’une surface à réfléchir la lumière incidente.

Le plan utile ou plan de travail est la surface de référence constituée par un plan sur lequel s’effectue normalement le travail. En éclairage intérieur, sauf indication contraire, ce plan est par définition horizontal et situé à 0,85m du sol.

Le contraste est l’appréciation subjective de la différence d’apparence entre deux parties du champ visuel vues simultanément ou successivement. Il peut s’agir d’un contraste de couleur ou d’un contraste de luminance.

3 Les risques d’un mauvais éclairage

Dans un lieu de travail, un mauvais éclairage peut être à l’origine de nombreux problèmes pour le personnel. En effet, les risques, directs ou indirects, liés aux conditions d’éclairage sont multiples ; ils varient en fonction de la qualité ou de la quantité de lumière. Il est donc nécessaire de choisir une lumière adéquate.

Il faut souligner dans un premier temps que le travail en éclairage artificiel entraîne une perte des repères temporo-spatiaux. Cet aspect devra être pris en compte pour le bien-être des employés.

Un éclairage inadapté peut entraîner des risques pour la santé :

  • une baisse de l’acuité visuelle,
  • une diminution du champ visuel,
  • une baisse de la vision du relief,
  • une baisse de la vision des couleurs.

Certaines maladies professionnelles ont été observées :

  • affections oculaire dues au rayonnement thermique,
  • affections oculaires dues au rayonnement thermique associé aux poussières.

D’autres risques sont possibles :

  • céphalées,
  • cancer de la peau.

L’éclairage constitue aussi une source importante de fatigue pour les salariés :

  • fatigue oculaire due aux efforts que l’œil doit fournir pour discerner les détails ou, au contraire, se protéger des éblouissements,
  • fatigue intellectuelle pour acquérir, comprendre et analyser les perceptions,
  • fatigue physique entraînée par les contractures de posture.

Les éclairages insuffisants ou trop violents sont aussi des sources potentielles d’accidents du travail en raison de la mauvaise perception des obstacles (risques de chutes) ou des informations (entraînant des erreurs de manipulation).

Tous les risques liés à l’activité humaine peuvent donc être associés aux risques liés à l’éclairage.

Exemples :

  • la circulation au sein d’une entreprise,
  • la conduite sur route,
  • la co-activité,
  • le travail sur écran,
  • le travail minutieux,
  • les travaux en lumière spécifique.

Outre les risques sur la santé des employés, l’éclairage peut aussi avoir des conséquences sur l’environnement.

Pollutions :

  • pollution lumineuse de voisinage par reflets ou réverbération de certains immeubles en verre,
  • pollution chimique des lampes fluorescentes avec ou sans halogène, qui contiennent du mercure et qui doivent être éliminées dans des circuits spécialisés.
  • Accident, incendie, explosion, bioterrorisme :
  • risque d’incendie et d’explosion dans les espaces clos avec présence de vapeurs inflammables.

4 Les bonnes pratiques

Pour que l’éclairement ne soit pas cause de nuisances pour les travailleurs certaines situations dangereuses sont à éviter :

  • éclairage inadapté à la tâche effectuée,
  • zones d’éblouissement au niveau du poste de travail,
  • zones de passage mal éclairées,
  • contraintes visuelles lors de certains travaux.

Pour maîtriser ces risques certaines habitudes sont bonnes à prendre :

  • recueillir l’avis des salariés à propos de l’éclairage des lieux de travail,
  • permettre le réglage individuel de l’éclairage,
  • assurer un éclairage individuel suffisant,
  • privilégier l’éclairage naturel,
  • équiper les fenêtres exposées au soleil de stores à lamelles horizontales pour limiter la lumière gênante, notamment pour le travail sur écran,
  • installer des éclairages de secours.

La visite médicale du travail propose un interrogatoire ou un questionnaire sur la qualité de l’éclairage et la fatigue ressentie. Elle permet de faire un bilan clinique standard avec notamment l’étude de la fonction visuelle (acuité, champ visuel, vision crépusculaire, chromie selon les postes).

L’éclairage peut être modifié suivant les capacités visuelles des travailleurs. Le médecin du travail peut proposer des mesures adaptées.

B Un éclairage adéquat

1 Généralités

Pour exercer correctement son activité professionnelle, l’employé doit pouvoir disposer d’une quantité et d’une qualité de lumière adaptées à sa tâche.

Pour que l’éclairage soit optimum, il doit être prévu dès la décision de transformer d’anciens locaux ou d’en aménager de nouveaux. En effet, le nombre, la nature et l’emplacement des luminaires dépendent de l’implantation des machines, du mobilier et de l’architecture générale.

Ne prévoir l’éclairage qu’après la mise en place générale, c’est s’exposer à des modifications compliquées et coûteuses, voire impossibles.

La réalisation d’un éclairage performant nécessite donc de suivre une démarche scrupuleuse permettant de répondre aux besoins, en s’adaptant au contexte local tout en respectant la réglementation, les normes et les recommandations en vigueur.

Pour cela, il convient d’abord de réunir toutes les informations de départ permettant de cerner le problème :

  • connaître avec précision les caractéristiques techniques des lieux à éclairer,
  • connaître le type de décor d’architecture afin d’y intégrer les appareils d’éclairage,
  • définir avec exactitude les besoins en éclairage et les exigences visuelles en essayant de répondre aux quatre questions suivantes :
  • pourquoi veut-on éclairer ?
  • quelle est l’activité exercée ?
  • pour qui éclaire-t-on ?
  • quelle influence l’environnement exerce-t-il sur le lieu à éclairer ?
  • connaître les possibilités et les conditions de maintenance des installations d’éclairage.

Ces informations de départ propres à chaque projet, auxquelles viennent s’ajouter les réglementations, permettent de définir le cahier des charges auquel doit répondre le projet de construction ou de réhabilitation d’un bâtiment.

2 Un éclairage adapté à l’environnement de travail

Priorité à la lumière naturelle :

D’une manière générale et réglementaire pour les constructions neuves, la lumière naturelle venant par des ouvertures latérales ou par le plafond doit pouvoir être utilisée autant que possible pour l’éclairage des locaux destinés au travail. Mais en pratique, la lumière naturelle est rarement suffisante pour une activité professionnelle. Dans les constructions neuves, les locaux affectés au travail doivent comporter à hauteur des yeux des baies transparentes donnant sur l’extérieur, sauf en cas d’incompatibilité avec la nature des activités envisagées.

Installer un niveau d’éclairement suffisant, adapté et non gênant :

Un éclairement suffisant :

Les niveaux d’éclairement mesurés au plan de travail ou, à défaut au sol, devront être au moins égaux aux valeurs indiquées dans le tableau.

Locaux affectés au travail Valeurs minimales d’éclairement
Voies de circulation intérieure 40 lux
Escaliers et entrepôts 60 lux
Locaux de travail, vestiaires, sanitaires 120 lux
Locaux aveugles* affectés à un travail permanent 200 lux
Espaces extérieurs Valeurs minimales d’éclairement
Zones et voies de circulation extérieures 10 lux
Espaces extérieurs où sont affectés des travaux à caractère permanent 40 lux

*Les locaux aveugles sont ceux qui ne disposent pas de fenêtres donnant sur l’extérieur ou les zones situées à plus de 6 mètres d’une fenêtre.

Ces valeurs minimales sont fixées en fonction des locaux affectés au travail et des espaces extérieurs. Elles doivent être respectées à tout moment et en tout point des lieux concernés.

Toutefois les normes du Code de travail sont des minima, les ergonomes conseillent des valeurs d’éclairement plus élevées.

Il est important de souligner qu’aucun niveau d’éclairement n’est fixé pour la lumière naturelle.

Pour assurer le respect de ces valeurs, le chef d’établissement doit tenir compte des variations prévisibles des niveaux d’éclairement dans l’espace et dans le temps.

Ces valeurs peuvent faire l’objet de relevés photométriques, effectués par un organisme agréé, sur demande de l’inspecteur du travail.

Un éclairage adapté :

L’employeur doit adapter le niveau d’éclairage à la nature et à la précision des travaux à exécuter. L’éclairement peut être obtenu par des éclairages localisés de la zone de travail en complément de l’éclairage général.

Le Code du travail fixe des valeurs seuils adaptées au type d’activité. Elles sont précisées dans le tableau ci-dessous. Il est important de noter qu’elles sont inférieures à celles fixées par l’Association française d’éclairage.

Type d’activité Valeurs minimales d’éclairement
Mécanique moyenne, dactylographie, travaux de bureau 200 lux
Travail de petites pièces, bureau de dessin, mécanographie 300 lux
Mécanique fine, gravure, comparaison de couleurs, dessins difficiles, industrie du vêtement 400 lux
Mécanique de précision, électronique fine, contrôles divers 600 lux
Tâche très difficile dans l’industrie ou les laboratoires 800 lux

Pour les entrepôts, les valeurs minimales d’éclairement ne sont suffisantes que s’il s’agit d’activités classiques. Chaque fois que celles-ci nécessitent la perception du détail (dans la zone d’emballage par exemple), il sera nécessaire d’adapter l’éclairement.

S’il s’agit de grands halls, certaines surfaces où il n’est effectué aucun travail permanent pourront être assimilées selon le cas à des voies de circulation intérieures ou à des entrepôts, sous réserve que les rapports des niveaux d’éclairement et les écarts de luminance soient conformes aux prescriptions des articles R 237-3 et R 237-5 du Code du travail.

éclairage de sécurité :

Les établissements doivent disposer d’un éclairage de sécurité, conforme à la réglementation en vigueur, permettant d’assurer l’évacuation des personnes en cas d’interruption accidentelle de l’éclairage normal.

Protection contre l’éblouissement et la fatigue visuelle :

Protection contre le rayonnement solaire :

Les postes situés à l’intérieur des locaux de travail doivent être protégés du rayonnement solaire gênant :

  • soit par la conception des ouvertures,
  • soit par des protections fixes ou mobiles appropriées.

La pénétration de rayons solaires peut entraîner des inconvénients : éblouissement et inconfort.

Limiter les rapports d’éclairement :

Dans un même local et en éclairage artificiel, le rapport des niveaux d’éclairement entre celui de la zone de travail et l’éclairement général doit être compris entre 1 et 5. Il en est de même pour le rapport des niveaux d’éclairement entre les locaux contigus en communication.

Le respect de ces dispositions est susceptible de faire l’objet de relevés photométriques effectués par un organisme agréé sur demande de l’inspecteur du travail.

Protéger contre la forte luminance :

Des dispositions doivent être prises pour protéger les travailleurs contre l’éblouissement et la fatigue visuelle provoqués par des surfaces à forte luminance ou par des rapports de luminance trop importants entre surfaces voisines.

D’une manière générale, la luminance d’une surface doit être d’autant plus faible que des dimensions apparentes sont plus grandes et que sa position est plus proche du centre du champ visuel de l’observateur.

Ainsi, dans le champ visuel central de l’observateur :

  • la luminance d’une source lumineuse ne devrait pas excéder 3 000 cd/m2,
  • la luminance d’une surface lumineuse de grande dimension (mur, plafond lumineux) ne devrait pas excéder 600 cd/m2,
  • la luminance d’une surface lumineuse ne devrait pas dépasser 50 fois la luminance des surfaces sur lesquelles elle apparaît, avec une tolérance à 80 fois dans le cas de grand volume dont le niveau d’éclairement ne dépasse pas 300 lux.

Il est possible de réduire les écarts de luminance :

  • par le choix des facteurs de réflexion des parois et celui en particulier des parois opaques adjacentes aux prises de jour,
  • par la diffusion de la lumière par de grands rideaux couvrant toute la surface des parois vitrées,
  • par l’éclairage artificiel des parties opaques adjacentes aux prises de jour.

Qualité du rendu des couleurs :

Les sources d’éclairage doivent avoir une qualité de rendu des couleurs en rapport avec l’activité prévue et elles ne doivent pas compromettre la sécurité du personnel. Un bon rendu des couleurs peut compenser la baisse du niveau d’éclairement.

Il existe un indice général de rendu des couleurs Ra dont la valeur maximale est 100 et qui est défini par la Commission internationale de l’éclairage.

Une valeur de rendu des couleurs Ra supérieure à 80 assure un éclairage agréable et, d’une manière générale, un rendu des couleurs convenable.

Une valeur Ra supérieure à 60 ne peut convenir sur le plan de la sécurité et du confort à moins que l’activité dont il s’agit ne nécessite aucune exigence de rendu des couleurs.

Limiter les phénomènes de fluctuation de la lumière :

Les phénomènes de fluctuation de la lumière ne doivent pas être perceptibles.

Protection contre les effets thermiques :

Toute disposition doit être prise pour que les travailleurs ne puissent être incommodés par les effets thermiques dus au rayonnement des sources d’éclairage ou aux protections intérieures contre les rayons solaires.

Les sources d’éclairage doivent être aménagées ou installées de façon à éviter tout risque de brûlure.

Faciliter l’accès aux commandes d’éclairage :

Les organes de commande d’éclairage doivent être d’accès facile dans les locaux aveugles et munis de voyants lumineux.

Ils doivent de préférence être placés au voisinage des issues ou à proximité des zones de circulation.

Entretenir le matériel d’éclairage :

Le matériel d’éclairage doit pouvoir être entretenu aisément.

Le chef d’établissement fixe les règles d’entretien périodique du matériel en vue d’assurer le respect des dispositions des articles R 232-7-2, R 232-7-3, R 232-7-5 et R 232-7-7 du Code du travail concernant :

  • les valeurs minimales d’éclairement,
  • les rapports d’éclairement,
  • les rapports de luminance,
  • les organes de commande d’éclairage.

L’entretien permet aussi de vérifier l’éclairage de sécurité et les signaux lumineux de balisage.

Les règles d’entretien sont consignées dans un document par le maître d’ouvrage ; il est communiqué aux membres du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ou à défaut aux délégués du personnel.

Contrôles :

L’inspecteur du travail peut prescrire au chef d’établissement de faire procéder à des relevés photométriques par une personne ou un organisme agréé, dans le but de vérifier le respect des dispositions du Code du travail.

Le chef d’établissement choisit la personne ou l’organisme agréé sur une liste dressée par le ministère chargé du Travail.

Les résultats des relevés photométriques sont communiqués par le chef d’établissement à l’inspecteur du travail dans les 15 jours suivant la date de la demande de vérification.

Sanctions pénales :

es chefs d’établissement, directeurs ou gérants ou préposés qui, par leur faute personnelle, ont enfreint ces dispositions sont punis d’une amende .

L’amende est appliquée autant de fois qu’il y a de salariés de l’entreprise concernés par la ou les infractions relevées dans le procès-verbal.

En cas d’infraction à ces dispositions, le jugement fixe, en outre, le délai dans lequel sont exécutés les travaux de sécurité et de salubrité imposés par lesdites dispositions. Ce délai ne pourra excéder dix mois.

C – Quelques exemples de lampes

Selon le type d’activité pratiquée les lampes utilisées varient. Il peut s’agir de lampes fixées au mur, au plafond, de lampes de bureau ; ou de lampes manuelles comme les lampes torches, les baladeuses, les frontales ou encore des lampes provisoires comme les projecteurs.

Lampes torches :

Torche nouvelle technologie Maglite® LED®

  • Durée de vie de la LED : 10 000 h
  • Distance d’éclairage 150m

Torche 28 LEDs

  • Intensité lumineuse à 50 cm : 2000 lux
  • Jusqu’à 5 heures d’autonomie
  • Conforme à la norme NF EN 60598

Projecteurs mobiles :

Projecteur halogène portable très longue portée

  • Fonctionne avec pile saline 6 V
  • Distance d’éclairage 550 m

Projecteur halogène portable sur structure tubulaire

  • Intensité lumineuse à 50cm : 9500 lux
  • Poignée de transport et 5 m de câble H07RNF 3G 1 mm²
  • Conforme à la norme NF EN 60598

Projecteur à LEDs portable sur structure tubulaire

  • Intensité lumineuse à 50cm : 2200 lux
  • Poignée de transport et 5 m de câble H07RNF 3G 1 mm²
  • Conforme à la norme NF EN 60598

Lampes de travail

Lampe d’inspection halogène 20 W

  • Alimentation 12 ou 24 V
  • Câble spiralé 4,5 m avec prise allume-cigare
  • Conforme norme NF EN 60598

Lampes d’éclairage halogène 50 W

  • Durée de vie des ampoules : 4000 h
  • Intensité lumineuse à 50 cm : 3710 lux
  • Alimentation 24 V et 2 m de câble H07RNF 2 x 1 mm²
  • Socle magnétique en option
  • Conforme norme NF EN 60598

Lampe d’éclairage à LEDs

  • Intensité lumineuse à 50 cm : 3900 lux
  • Alimentation 230 V ou 12/24 V
  • Câble 2 m H07RNF 2 x 1 mm²
  • Socle magnétique en option
  • Conforme norme NF EN 60598

Baladeuses

Baladeuse halogène

  • Intensité lumineuse à 50 cm : 1330 lux
  • Câble 5 m H07RNF 2 x 1 mm²
  • conforme à la norme NF EN 60598

Baladeuse 36 LEDs

  • Intensité lumineuse à 50 cm : 1100 lux
  • câble 5 m H07RNF 2 x 1 mm²
  • Conforme à la norme NF EN 60598

Projecteurs fixes :

Projecteur halogène 500 W

  • Intensité lumineuse à 50 cm : 9500 lux
  • Câble 5 m H07RNF 3G 1,5 mm²
  • Conforme aux normes NFC 71000, NFC 71005 et NF EN 60598

Projecteur lumière froide

  • Intensité lumineuse à 50 cm : 2000 lux
  • Câble 5 m H07RNF 3G 1,5 mm²
  • Livré sans pied, sur pied télescopique ou double
  • Conforme à la norme NF EN 60598

En matière d’éclairage, le choix de l’ampoule n’est pas sans conséquence. Ampoule incandescente, ampoule à économie d’énergie, LED, ampoule à vapeur de sodium, elles sont toutes différentes.

Ampoule à incandescence :

C’est une ampoule à filament métallique en tungstène dans une atmosphère gazeuse inerte. Ce filament, parcouru par le courant électrique, est porté à très haute température afin d’émettre de la lumière. Ce type d’ampoule n’est pas économique car elle émet de la chaleur en même temps que la lumière. Seulement 5 % de l’énergie consommée est convertie en lumière, le reste est de la chaleur perdue.

Parmi les ampoules à incandescence, les halogènes sont des ampoules à filament de tungstène dans une atmosphère gazeuse contenant des gaz halogènes. Elles produisent une lumière plus blanche que les ampoules classiques.

LED :

C’est une diode électroluminescente, couramment abrégée sous le sigle DEL et parfois sous l’anglicisme LED (light-emitting diode).

Une LED est un composant électronique transformant l’électricité en lumière. Elle produit un rayonnement monochromatique incohérent à partir d’une transformation d’énergie.

Il existe deux types de LED classés selon leur puissance :

  • les LEDs de faible puissance < Elles jouent le rôle de voyant lumineux sur les appareils électroménagers.
  • les LEDs de forte puissance >  Elles sont en plein essor et leurs applications sont souvent ignorées : flashes de téléphones portables et même éclairage général.

Leur principe de fonctionnement est le même, mais les différences existent entre les deux familles, elles ont donc chacune leur champ d’application.

Les LEDs permettent de produire de la lumière avec une très faible tension (quelques volts) à un bon rendement lumière/énergie. Leur consommation électronique est très faible (quelques dizaines de milliwatts). De plus, elles ne chauffent presque pas et ont une durée de vie beaucoup plus longue qu’une lampe à incandescence classique ou fluorescente (50 000 à 100 000 heures contre 10 000 à 20 000 pour les fluorescentes) avec un nombre de cycles marche/arrêt très élevé.

L’efficacité lumineuse des LEDs blanches de dernière génération est supérieure à celle des lampes à incandescence mais aussi à celle des lampes fluocompactes ou encore de certains modèles de lampes à décharge.

Des LEDs dites super lumineuses ont vu le jour à la fin du XXe siècle. Ces dernières années, des rendements aux alentours de 130 lumens par watt sont atteints avec ces types de technologies. Pour comparaison, les ampoules à filament de 60 W atteignent 14 lumens par watt.

Ampoule fluorescente :

Les tubes fluorescents sont appelés « néons » par analogie avec les premiers tubes, utilisés pour les enseignes publicitaires, remplis de gaz néon qui donnaient une lumière rouge. Aujourd’hui, les tubes d’éclairage blanc fonctionnent avec de la vapeur de mercure sous basse pression. Economes en électricité, ils ont une durée de vie de 10 000 à 20 000 heures. Le facteur limitant leur durée de vie est le nombre de cycles allumage/extinction.

Les ampoules néon sont des cas particuliers d’ampoule à décharge utilisant pour gaz du néon. Elles remplacent avantageusement les ampoules à incandescence car elles allient une très faible consommation à une longue durée de vie. Cependant, comme toutes les ampoules à décharge, elles ne peuvent être utilisées que pour des tensions suffisantes pour provoquer leur amorçage.

Les ampoules fluocompactes utilisent la même technologie que les tubes fluorescents. Elles contiennent des poudres fluorescentes et un gaz à base de vapeur de mercure. La décharge électrique dans la vapeur de mercure provoque l’émission d’un rayonnement ultraviolet. Ce rayonnement invisible provoque l’émission d’une lumière blanche par la poudre fluorescente qui tapisse l’intérieur du tube constituant la lampe.

Les ampoules fluocompactes, appelées aussi « ampoule basse consommation » ou « ampoule à économie d’énergie », ont une efficacité lumineuse très supérieure aux lampes incandescentes.

Ampoules à incandescence (W) Ampoules fluocompactes (W)
25 5
40 7
2×25 9
60 11
75 15
100 20
2×60 23

Leur consommation d’électricité est divisée par 5 pour une même qualité de lumière et pour une durée de vie 8 à 10 fois supérieure. De plus, ces ampoules ont un faible dégagement de chaleur.

Il existe des ampoules utilisables à l’extérieur à des températures pouvant atteindre – 30oC. Toutefois, il convient de vérifier l’indice de température minimal sur l’emballage pour s’assurer que le produit est adapté au climat local.

Il est important de souligner que ces ampoules fluocompactes produisent de faibles champs électromagnétiques qui sont susceptibles de perturber la santé et l’environnement. Elles génèrent aussi d’importants rayonnements radioélectriques qui gênent les équipements de radiocommunication.

La présence de poudres fluorescentes et de vapeur de mercure dans le tube, non dangereuses en cours d’utilisation, fait que ces ampoules constituent un déchet dangereux sur le plan écologique et exigent une élimination particulière. Des services de récupération existent.

Ampoule à vapeur de sodium :

Les ampoules à vapeur de sodium constituent un type de lampes à décharge, formées d’un tube ou d’une ampoule en verre rempli de gaz ou de vapeur métallique, sous haute ou basse pression, au travers duquel on fait passer un courant électrique. Il s’ensuit une production de photons donc de lumière. Les ampoules à vapeur de sodium se caractérisent par leur forte puissance, leur forte durée de vie et leur rendement lumineux élevé.

Les ampoules à vapeur de sodium sous basse pression (BP) :

Ce type d’ampoule à décharge est le plus efficace, il produit jusqu’à 200 lumen/watt mais aux dépens d’un rendu de couleurs très pauvre. La lumière jaune quasi monochromatique est acceptable uniquement pour l’éclairage public et les utilisations similaires.

Les ampoules à vapeur de sodium haute pression (HP) :

Elles produisent jusqu’à 150 lumen/watt et donnent un spectre de lumière plus large que les ampoules à vapeur de sodium basse pression. Elles sont aussi utilisées pour l’éclairage public et pour la photo assimilation artificielle dans culture des plantes.

Le tableau suivant synthétise les différences principales entre les différents types d’ampoules. Des variations significatives des valeurs peuvent être constatées en fonction des modèles et de leurs applications.

Ampoule incandescente Ampoule fluorescente Ampoule fluocompacte LED Ampoule au sodium (BP) Ampoule au sodium (HP)
Durée de vie (h) 1 000 à 2 000 10 000 à
20 000
10 000 à
16 000
50 000 à
100 000
16 000 12 000 à
24 000
Efficacité lumineuse (lumens/watt) 8 à 20 50 à 80 33 à 64 12 à 60 100 à 183 72 à 130
Flux lumineux (lumens) 210 à 2 700 1 000 à 7 500 100 à 1 800 5 à 20 1 800 à 33 000 3 600 à 46 000
Consommation d’énergie Forte Moyenne Basse Très basse Très basse Basse

*Selon les sources d’information. Les sites internet consultés sont : www.led-fr.net, www.feder-eclairage.fr

D Réglementation

Depuis août 1983, l’éclairage des lieux de travail fait l’objet d’une réglementation.

La réglementation fait partie intégrante du Code du travail et s’applique à tous les locaux affectés au travail et à leurs dépendances, passages, escaliers, circulations, dépôts.

Code du travail :

Articles R.232-7 du 1 au 10 : les obligations des chefs d’établissement en matière d’éclairage des lieux de travail.

Article L.231-1 : les établissements concernés par les dispositions du Code du travail.

Article R.235-2 : les bâtiments doivent être conçus et disposés de manière que la lumière naturelle puisse être utilisée pour l’éclairage des locaux destinés à être affectés au travail, sauf dans les cas où la nature technique des activités s’y oppose.

Article R.235-2-1 : les locaux destinés à être affectés au travail doivent comporter à hauteur des yeux des baies transparentes donnant sur l’extérieur, sauf en cas d’incompatibilité avec la nature des activités envisagées.

Article R.235-2-2 : le maître d’ouvrage doit, dans les limites de sa responsabilité, concevoir et réaliser les bâtiments et leurs aménagements de façon qu’ils satisfassent aux dispositions des articles r.232-6-1 à R.232-6-8.

Article R.235-2-3 : le maître d’ouvrage consigne dans un document qu’il transmet au chef d’établissement utilisateur les niveaux minimum d’éclairement, pendant les périodes de travail, des locaux, dégagements et emplacements, ainsi que les éléments d’information nécessaires à la détermination des règles d’entretien du matériel en application du deuxième alinéa de l’article R.232-6-8.

Circulaire :

Circulaire du 11 avril 1984 : relative aux commentaires techniques des décrets n° 83-721 et 83-722 du 2 août 1983 relatifs à l’éclairage des lieux de travail.

Circulaire du 14 avril 1995 relative aux lieux de travail commente notamment l’alinéa 2 de l’article R 232-7-1, introduit par le décret 92-333 du 31 mars 1992, à propos de l’exigence d’une lumière naturelle suffisante au poste de travail.

Lettre-circulaire DRT n°90/11 du 28 juin 1990 relative à l’éclairage naturel et à la vue vers l’extérieur.

Arrêté :

Arrêté du 23 octobre 1984 relatif aux relevés photométriques sur les lieux de travail et aux conditions d’agrément des personnes et organismes pouvant procéder à ces contrôles.

Norme :

NF EN 12464-2 (octobre 2007) « Lumière et éclairage – éclairage des lieux de travail » : elle fixe des exigences relatives à l’éclairage des postes de travail extérieurs, qui répondent aux besoins requis pour garantir confort et performances visuelles.

NF EN ISO 9241 « Exigences relatives à l’environnement », partie 6 guide général relatif à l’environnement de travail, (février 2000) : elle comprend des principes sur l’éclairage dans le cadre des normes sur les terminaux à écrans de visualisation.

NF EN 1838 (juillet 1999) « Eclairagisme – Eclairage de secours » : elle définit les prescriptions photométriques des systèmes d’éclairage de secours installés dans les établissements dans lesquels de tels systèmes sont exigés.

NF EN 1837 « Sécurité de machines – éclairage intégré aux machines » (avril 1999) : elle donne les caractéristiques des systèmes d’éclairage intégrés aux machines fixes ou mobiles.

NF X 35-103 « Ergonomie – Principes d’ergonomie visuelle applicables à l’éclairage des lieux de travail » (octobre 1990) : elle prescrit les règles qu’il convient de respecter, pour adapter, en vision photopique, les ambiances lumineuses des systèmes de travail aux caractéristiques psychophysiologiques des opérateurs.

Décret :

Décret 92-333 du 31 mars 1992 (entrée en vigueur le 1er janvier 1996) modifiant le Code du travail et relatif aux dispositions concernant la sécurité et la santé applicables aux lieux de travail que doivent observer les chefs d’établissement utilisateurs.

Décret n°3-721 du 2 août 1983 (entrée en application le 1er août 1985) complétant le Code du travail en ce qui concerne l’éclairage des lieux de travail et destiné aux chefs d’entreprise.

Décret n°83-722 du 2 août 1983 (entrée en vigueur le 1er août 1984) complétant le Code du travail et fixant les règles relatives à l’éclairage des lieux de travail auxquelles doivent se conformer les maîtres d’ouvrage entreprenant la construction ou l’aménagement de bâtiments destinés à l’exercice d’une activité industrielles, commerciale ou agricole.

Directive :

Directive 98/37/CE du 22 juin 1998 : elle oblige les fabricants et concepteurs à incorporer des dispositifs d’éclairage dès la conception des machines et équipements de travail qu’ils mettent sur le marché.

Directive (89/654/CEE) du 30 novembre 1989 concernant les prescriptions minimales pour les lieux de travail.