Les nouvelles motorisations

La préservation de l’environnement fait désormais partie des préoccupations de chacun.
Les moteurs diesels sont une source importante d’émissions polluantes dans l’atmosphère.
Depuis de nombreuses années, les autorités gouvernementales mondiales travaillent sur ce sujet dans le but de limiter et réguler la pollution.

Les législations évoluent en parallèle et imposent aux pétroliers et constructeurs de concevoir des moteurs propres en diminuant progressivement la quantité de particules et d’oxydes d’azote rejetés dans l’atmosphère.

Ces normes sont appelées TIER par l’EPA : (Environnemental Protection Agency) aux Etats Unis ou EURO par la commission européenne à Bruxelles et sont échelonnées par paliers en fonction de dates d’application.

Elles visent à travailler deux axes simultanés :

  • La réduction des émissions de particules
  • La réduction des oxydes d’azote

carburant

Ces résultats sont le fruit d’un travail mené en étroite collaboration entre les pétroliers et les constructeurs motoristes, et sont atteignables si et seulement si les carburants et lubrifiants utilisés sont de bonne qualité ainsi que les intervalles de maintenance respectés.
Le Gazole Non Routier (GNR) est complémentaire à l’action engagée par les motoristes, en engageant notamment les pétroliers dans l’amélioration de la qualité de l’air et la diminution des émissions polluantes émises par les moteurs diesel.

II – Définition du Gazole Non Routier

Le Gazole Non Routier est un carburant de traction destiné à un usage professionnel sur certains types d’engins définis par l’annexe à l’arrêté du 10 décembre 2010, notamment les engins mobiles non routiers (travaux publics, forestiers ou agricoles). Bien que le transport routier représentait en 2010 20% des émissions polluantes, une participation de tous les secteurs a été demandée pour l’atteinte des objectifs du protocole de Kyoto, lutter efficacement contre le réchauffement climatique et améliorer la qualité de l’air . C’est ainsi que le GNR a été conçu, à l’origine, pour réduire l’impact des émissions polluantes des moteurs sur l’environnement, notamment avec une diminution substantielle de la teneur en soufre par rapport au fioul couramment utilisé hors routes conformément à la Directive 2009/30/EC.

L’utilisation du Gazole Non Routier est obligatoire depuis le 1er mai 2011.

Le GNR dispose d’une coloration rouge identique au fioul pour maintenir une fiscalité spéciale et ainsi encourager son utilisation.

L’ensemble des dispositions réglementaires à l’utilisation du Gazole Non Routier (GNR) peut être retrouvé dans les textes suivants :

  • Arrêté du 10 décembre 2010 + annexes
  • Circulaire du 17 décembre 2010
  • Directive 2009/30/CE
  • Norme EN 590 2004

(Source : «Gazole Non Routier Agricole » – Philippe Van Kempen – Bulletin du BCMA de Juillet 2010.)

III – Les avantagesdu Gazole Non Routier

1 – Un impact moindre sur l’environnement

Le Gazole non routier, de par sa teneur en soufre moindre et de par son indice de cétane plus élevé que le fioul est un carburant qui permet de réduire l’impact des émissions polluantes des moteurs sur l’environnement. En effet, une teneur en soufre moins élevée favorise la diminution de gaz à effet de serre (notamment les oxydes d’azote Nox) et d’émission de particules polluantes (10 ppm (10 mg/kg) pour le GNR contre 1000 ppm pour le fuel).
Un indice de Cétane plus élevé à 51 contre 40 pour le fioul permet une meilleure combustion du carburant et une diminution des particules polluantes et autres impuretés présentes dans les gaz d’échappement.
De plus le recours à un biocarburant de source renouvelable : l’ Ester Méthylique d’Acide Gras (EMAG), un biocarburant utilisé en lieu et place du soufre permet une lubrification « propre », limitant l’impact sur l’environnement.

2 – Un carburant conforme aux normes constructeurs

L’utilisation du Gazole Non Routier est homologuée par les fabricants de moteur dans le cadre de la norme EN 590. En cas de litige ou panne, la qualité du carburant ne sera nullement remise en cause.

3 – Une fluctuation de prix maîtrisée

Enfin, à l’inverse du fioul dont le prix est indexé sur sa version domestique (demande forte en hiver pour le chauffage), le Gazole Non Routier permet une stabilisation des prix tout au long de l’année sans phénomène de saisonnalité .

IV – Les précautions à prendre pour conserver le GNR

1 – Un carburant qui supporte mal le stockage longue durée

L’EMAG (Ester Méthylique d’Acide Gras) étant hydrophile (absorbe l’eau) une attention particulière doit être apportée à la présence d’eau dans les réservoirs, qui peut potentiellement favoriser l’apparition de bactéries.
L’EMAG peut également réduire la stabilité au stockage du Gazole Non Routier et limite sa durée de conservation à 6 mois suivant la saison.
A signaler qu’en cas d’immobilisation d’un engin sur plus de 6 mois, une vidange du réservoir peut être nécessaire pour éviter le risque d’altération du GNR, si celui-ci n’est pas additivé, pour une plus longue conservation.

2 – Une tenue au froid moins importante

Le GNR ne peut pas être utilisé indifféremment selon la saison. Sa faible tenue aux basses températures a rendu obligatoire l’utilisation d’une version additivée en hiver.

V – Préconisations HALADJIAN

Une gamme complète de produits de traitement existent pour ne pas altérer la qualité de votre carburant :

Présence d’eau dans le carburant :
l’eau formée par condensation ou par les variations climatiques ambiantes favorise l’apparition de bactéries et est absorbée par l’ester présent dans le GNR. Un dispersant d’eau permet d’absorber l’eau présente dans les cuves et de le diluer sous forme neutre. Cet additif de traitement a également une fonction de protection contre la corrosion et de prévention contre le givrage.
Apparition de bactéries et micro-organismes :
favorisés par la combinaison des facteurs eau + chaleur + air, ils viennent polluer le GNR en le rendant instable après 4 à 6 mois de stockage. L’adjonction d’un bactéricide / fongicide permet de désinfecter les cuves, détruire et prévenir les bactéries, algues et moisissures sans altérer la qualité du carburant.
Formation de dépôts et boues dans les cuves :
provoqués par l’oxydation et le stockage prolongé d’un carburant, ils viennent colmater les filtres et injecteurs et engendrer de graves dysfonctionnements dans les moteurs. Un traitement préventif ou curatif à base d’un nettoyant / lubrifiant permet de détruire ces dépôts et compenser le manque de lubrification du carburant.